Jeunes Socialistes pour la Rénovation en Essonne

Politique de santé : en finir avec le libéralisme médical

 

Les franchises médicales prônée par l'UMP et inscrite dans la Loi de Finance de la Sécurité Sociale sont entrées en vigueur le 1er janvier dernier. Les fêtes de fin d'années sont synonymes pour les plus démunis de nouvelles régressions sociales : stagnation des minimas sociaux, augmentation du gaz, taxation de la maladie. La solidarité nationale est petit à petit mise à mal par Sarkozy. Avec lui, si tout ne devient pas possible, le pire est malheureusement certain.

 

La droite au pouvoir continue sa politique de démantèlement systématique du systême de santé. Après avoir instauré la Carte Vitale, au coût faramineux - 2 milliards d'euros - pour des économies incertaines, après avoir créé le «médecin traitant» dont les effets bénéfiques n'ont pas été prouvés, après avoir instauré la tarification à l'acte dans les hôpitaux publics, qui a abouti à la fermeture de milliers de lits et au renforcement des inégalités entre territoire, la voilà qui, sous couvert de «responsabilité», fait payer le malade, brisant la logique de protection mutuelle qui était celui de la sécurité sociale depuis sa création. Car pour Nicolas Sarkozy, il est bien entendu que n'est malade que celui ou celle qui le choisi, ce qui est une insulte à son slogan «travailler plus pour gagner plus» ...

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COMMERCE EQUITABLE : TOUS CONSOM?ACTEURS ! par Flora LABOURIER

 

Jamais notre capacité à produire des richesses n'a été aussi grande, jamais notre incapacité à mettre cette prospérité au service de tous les hommes n'a été aussi flagrante.

Pire, la coexistence de l'efficacité productive et des gâchis humains et environnementaux n'est pas seulement une regrettable coïncidence. Au contraire, nous le voyons bien, elle semble manifester un lien logique, complexe mais indéniable, entre le développement prodigieux de la sphère marchande et le durcissement des conditions de travail ; la dépréciation des perspectives d'existence pour les moins favorisés ; la négligence suicidaire pour la préservation d'un environnement vivable durablement.

 

Ces deux dernières décennies, les échanges commerciaux internationaux se sont multipliés aux dépens des pays du Sud, creusant les inégalités entre les hommes et menaçant l'équilibre planétaire. Des millions d'ouvriers et de petits cultivateurs ne jouissent pas des droits fondamentaux tels que les moyens de nourrir leur famille, d'envoyer leurs enfants à l'école et d'investir, ne serait-ce que très modestement, dans un avenir durable.

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Les socialistes rassemblés sur l?Europe, c?est possible

GUILLAUME BACHELAY membre du bureau national, LAURENT BAUMEL responsable national aux études, PASCALE BOITARD membre du bureau national, DIDIER CUJIVES secrétaire national du MJS, ALEXIS DALEM corédacteur en chef de «la Revue socialiste», MARIETTA KARAMANLI députée, FRANÇOIS KALFON membre du conseil national, FLORA LABOURIER secrétaire national du MJS, SANDRINE MAZETIER députée, CLAUDE ROIRON membre du bureau national. 

Libération du lundi 4 février 2008

N'en déplaise aux commentateurs, les socialistes ne sont pas fondamentalement divisés sur le projet européen. Pour s'en rendre compte, encore faut-il s'abstraire des jeux d'appareils d'hier et regarder en face la réalité d'aujourd'hui. Socialistes, nous sommes tous des proeuropéens convaincus et nous ne nous satisfaisons pas de l'Europe telle qu'elle va. Notre projet est celui d'une Europe démocratique et solidaire.

C'est au nom de cet idéal, et même si nous mesurons le chemin parcouru, que nous critiquons ce que l'Europe tend à devenir : un marché sans horizon politique, sans réelle solidarité, où la concurrence sociale et fiscale est la principale politique de convergence. Si nous nous sommes opposés et parfois déchirés sur le traité constitutionnel, puis sur l'adoption du traité de Lisbonne, ce n'est pas au nom de conceptions divergentes de l'Europe, mais en raison d'une appréciation différente de la stratégie à adopter : le pari du compromis immédiat pour les uns, le pari du rapport de force pour les autres. Nous partagions un même but stratégique : approfondir l'unification européenne pour répondre à la mondialisation.

Les partisans du oui ont pensé préférable d'adopter un compromis insatisfaisant pour avancer tandis que ceux du non jugeaient indispensable d'exprimer leur désaccord pour rendre possible une réorientation de l'Europe. Dans les deux cas, il s'agissait d'un pari sur l'avenir, aucun camp ne peut prétendre avoir eu intégralement raison. La suite des événements a pu confirmer les uns et les autres dans leur approche. Si cette différence d'appréciation a débouché sur une incontestable fracture, c'est qu'elle a été exploitée tant par l'ultragauche que par certains dirigeants socialistes. Nous voulons éviter que le champ de bataille du passé ne vire au champ de ruine de l'avenir. Nous nous appuyons sur une certitude : jamais le débat, artificiellement gonflé par le contexte politique interne du Parti socialiste, n'a porté entre nous sur les objectifs de la construction européenne.

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"Rassembler, convaincre, gagner !", par Benjamin BAUDRY, porte parole des JSR



Trois mois ont passé depuis l’investiture de Ségolène Royal. Trois mois d’arrogance sarkozyste, trois mois de copinages politico-médiatiques, trois mois où l’incertitude a pû nous gagner.

Le 11 février dernier notre candidate, celle de tous les socialistes, celle de la Gauche rassemblée, a exposé son pacte présidentiel.

Certains dénonçaient la faiblesse de son ancrage à Gauche ? Elle les a fait mentir !

Certains regrettaient son manque de propositions concrètes ? Elle les a fait mentir !

Certains s’offusquaient de son manque de vision politique pour notre pays ? Elle les a fait mentir !

Certains ne la trouvaient pas à la hauteur de l’enjeu ? Elle les a fait mentir !

Depuis plus de 6 mois nous la soutenons avec force, conviction, et détermination. Elle nous a donné raison !

Elle nous a donné raison car elle inscrit au cœur de son projet la question sociale. Menant une véritable bataille contre l’injustice sociale, elle sera la présidente du travail pour tous, de la confiance retrouvée et du pouvoir d’achat.

Elle nous a donné raison car le mieux vivre ensemble est sa priorité. Rejetant le repli nationaliste et communautariste, elle sera la présidente de la cohésion républicaine, des sécurités sociales et professionnelles, et de la lutte contre toutes les violences.

Elle nous a donné raison car l’excellence environnementale et la lutte pour une autre mondialisation, plus humaine, plus solidaire, guideront son action.

Elle nous a donné raison, enfin, car elle sera la présidente de la République nouvelle. République parlementaire, basée sur la responsabilité et la transparence, démocratie sociale replaçant les acteurs économiques et sociaux au cœur de la négociation, démocratie locale aboutie…elle saura se saisir de l’enjeu démocratique et replacer le citoyen au cœur du processus décisionnel. Elle saura faire de la politique autrement, au plus proche des réalités.

Armés d’un tel projet, il nous faut dès lors nous engouffrer dans la bataille.

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"La culture, un droit pout tous" par Noémie BOULOT



Aujourd’hui les domaines culturels et artistiques sont souvent relégués au second plan et malheureusement ne font pas partie des priorités politiques. Depuis 2002, les chiffres et les données concernant la culture sont alarmants :

- Le budget consacré à la culture est passé en dessous de la barre symbolique des 1%.
- Les crédits accordés au domaine culturel, notamment en ce qui concerne le patrimoine, sont en chute libre.
- Les intermittents du spectacle sont en crise et aucune solution viable ne leur est proposée.

Pourtant, il s’avère que la culture représente un véritable enjeu que l’on se doit de prendre en compte. Penser la culture comme un simple divertissement ou « amusement intellectuel », c’est se méprendre sur les intérêts de la culture. En effet, la culture est synonyme de développement et d’épanouissement. Il est nécessaire de souligner l’importance de l’action culturelle dans le projet citoyen. Quoi de mieux en effet que de faire participer les citoyens eux-mêmes ? Il faut donner à chacun les moyens à chacun de s’exprimer que ce soit par le théâtre, la danse, la musique ou le cirque. Certes il faut soutenir les artistes « reconnus », mais il faut aussi permettre à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir s’exprimer artistiquement. En ce Ainsi, la culture ne doit pas être réservée à une certaine élite, mais doit au contraire venir d’en bas !

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Interview d'Eric Loiselet

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"Le temps des femmes est arrivé". par Yvette ROUDY

L’entrée de Ségolène Royal dans l’arène politique au plus haut niveau, n’a pas été sans créer quelques surprises, chocs, émotions, remous, oppositions, de la part de ceux et celles qui n’ont pas compris que depuis une trentaine d’années les femmes ont changé, et par voie de conséquence le monde aussi. En matière d’éducation, elles sont maintenant plus instruites que les garçons, plus assidues, réussissent mieux aux examens. Elles ont le droit et les moyens de maîtriser leur capacité de procréation, contrôler leurs naissances, de choisir le moment de donner la vie.

L’accession aux métiers jusqu’alors interdits par les lois patriarcales permet lentement l’émergence de femmes de qualité dans des professions où on ne les attendait pas : police, justice, médecine, hautes fonctions administratives, pilotes, affaires, finances...

Lentement le plafond de verre craque, sous la pression tranquille des femmes. Elles travaillent presque autant que les hommes bien que leurs salaires soient encore moins élevés et qu’elles occupent les fonctions les moins payées, bien qu’elles représentent la population la plus pauvre, sont à une forte majorité responsables des familles monoparentales et subissent les violences les plus féroces.

Enfin domaine encore verrouillé, farouchement défendu : l’arène politique où se décident les lois, l’organisation de la société, les décisions suprêmes, telles que la guerre ou la paix.

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On ne livre pas la République aux "bandes", aux "clans" et aux "factions"! Par Christophe Caresche

Dans son discours d'investiture du 14 janvier, le ministre-candidat célébrait la « démocratie irréprochable » qui est « celle dans laquelle l'Etat est impartial ». Voilà une engagement heureux, mais bien peu sincère lorsque l'on se rappelle des motivations de l'intéressé, livrées sans détour au journal le Parisien lors de retour au gouvernement en 2005 : « Je vais redevenir le patron de ceux qui ont fait des enquêtes sur moi. Certains doivent mal dormir depuis qu'ils savent que je reviens ». C'est là une conception bien peu irréprochable !

Cette semaine, la campagne a été marquée par le lâcher de nouvelles boules puantes. Je ne prononcerais pas sur cette affaire et au besoin, la justice avisera. Ce que cela signifie est à mon sens plus grave : une pratique du pouvoir personnel qui asservit les moyens de l'Etat au profit d'une bande ou d'un clan, en tout cas loin de l'intérêt général. Le ministre candidat semble mobiliser les services de l'Etat pour la conduite de basses œuvres personnelles, recherchant la déstabilisation de ses adversaires, hier de droite aujourd'hui de gauche. Il ne faut d'ailleurs pas remonter très loin pour pointer les abus d'un ministre candidat qui reste ministre parce qu'il est candidat !

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«Nous sommes prêts à confronter nos chiffres» par Eric BESSON

Eric Besson, député de la Drôme, est secrétaire national du parti socialiste chargé des questions économiques. Il détaille le chiffrage du «Pacte présidentiel» de 100 propositions annoncé par Ségolène Royal. Et réfute toute surenchère illusoire pour en souligner le côté réalisable.

Dimanche, dès le début de son intervention, la candidate avait fixé un cap de stabilisation de la dette publique, tout en annonçant une relance de la consommation via l'augmentation du Smic ou des «petites pensions» de 5 % dès le mois de juin.

Ségolène Royal a également promis un effort en direction des jeunes, avec la création de 500 000 «emplois tremplin», et davantage de moyens pour l'éducation, notamment à travers la limitation du nombre d'élèves par classe.

Et la candidate annonce aussi un «doublement du budget de la justice». Autant de mesures qui supposent des créations de postes de fonctionnaires. Le PS affirme que toutes les futures dépenses ainsi annoncées sont budgétées et strictement encadrées et annonce ne pas craindre le débat frontal sur cette question du financement.

Quelle est la philosophie de la politique de dépense publique défendue par Ségolène Royal ?

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Impossible promesse fiscale Par Thomas PIKETTY

Parmi les éléments les moins crédibles du programme de Nicolas Sarkozy la palme revient sans conteste à la promesse de réduire de 4 points de PIB (produit intérieur brut) le taux de prélèvements obligatoires. Pour tous ceux qui n'ont pas la chance rare de patauger quotidiennement dans ce type de statistiques, l'objectif peut sembler abstrait et difficile à évaluer. Après tout, avec un taux global de prélèvements obligatoires en France d'environ 44 % du PIB (sous forme d'impôts, cotisations et diverses taxes), pourquoi ne serait-il pas possible d'envisager une réduction de 4 points ? Pour aider à se faire une idée et comprendre à quel point un tel objectif n'a aucune chance de se réaliser au cours de la prochaine législature, il est utile de rappeler quelques ordres de grandeur

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Je suis une femme debout ! Nous allons changer ça !

Ségolène Royal a appelé samedi les électeurs guadeloupéens à se mobiliser fortement lors de la présidentielle du printemps. Aux Abymes, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre, la candidate socialiste, qui a vécu dans les Antilles enfant, a clos son meeting par quelques mots de créole.

"Moin sé en fanm doubout! Nou kay cassè ça ! - Je suis une femme debout ! Nous allons changer ça ! Malgré les mauvais coups, j'avance et j'ai besoin de vous. Ne vous abstenez pas de ce droit de vote pour lequel encore aujourd'hui à l'échelle de la planète tant d'hommes tant de femmes se battent et risquent leur vie. Ne vous abstenez pas venez voter. Décidez de votre avenir! J'ai besoin de vous. Nous nous redresserons ensemble".

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Ségolène Royal s'est rendue dimanche 14 janvier dans une ferme de Benassay (Vienne).

"Je suis au côté de cette France qui réussit parce qu'elle est intelligente et va de l'avant. Ici c'est un moment de plaisir, de simplicité. Ici, il y a du courage, du bon sens, de l'imagination, de la fraternité et de l'exemplarité. Je viens voir des actions que j'ai engagées avec les agriculteurs".

Interrogée sur l'élection comme candidat de l'UMP de Nicolas Sarkozy, elle "ne souhaite pas faire de commentaire particulier… Il reste trois mois pour débattre, pour que les Français aient vraiment le sentiment que les problèmes sont sérieusement soumis au débat public. Il faut faire attention à ne pas gadgétiser une échéance électorale aussi importante. C'est l'avenir de la France qui se joue. Beaucoup de Français n'ont pas encore fait leur choix. Ils attendent de voir le contenu des projets mais aussi de décider qui est le plus crédible ou la plus crédible pour mettre en application ce qui est dit. La crédibilité se mesure par la preuve de ce qui a été accompli au cours des années passées. Finalement c'est la seule façon de savoir si les engagements sont tenus".

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"Economie solidaire", ce que dit Ségolène ROYAL



Le profit ne peut être la finalité unique de l’activité économique.

Dominée par le capitalisme financier, l’économie, dopée par les nouvelles technologies, les progrès fulgurants du commerce mondial, la surmultiplication des échanges financiers, tend à se libérer de toute contrainte sociale au nom de la compétitivité. Elle produit des richesses impressionnantes mais très inéquitablement réparties. Elle crée des emplois mais génère aussi précarité, insécurité et parfois exclusion des personnes. Elle ignore des besoins individuels et collectifs pressants s’ils ne lui semblent pas assez rentables. Elle fait dépendre l’avenir des hommes, leur emploi, leur revenu, leur rôle dans la cité, de décisions prises souvent sous la pression d’impératifs financiers.

Peut-on redonner du sens à notre engagement personnel et à notre vie collective ?

Peut-on recréer un triangle vertueux entre l’emploi, la cohésion sociale et la démocratie participative ? Peut-on permettre aux plus fragiles de vivre dignement de leur travail sans dépendre des prestations d’assurance ?

Nous en sommes convaincus. Nous pensons que l’économie solidaire constitue une résistance puissante à l’individualisme marchand qui mine la société et une capacité d’influence sur l’économie de marché. ?L’économie solidaire existe, nous la pratiquons tous les jours et nous aspirons à son développement rapide, ce qui suppose qu’elle soit portée par un élan collectif et que des dispositions concrètes encouragent sa réussite. Tels sont les buts de ce manifeste.

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"Réformer la prison", ce que dit Ségolène ROYAL

 

 



Il faut rompre avec la politique du "toujours plus d'enfermement" qui veut nous faire croire que "plus de prisons c’est plus de sécurité", alors que cette politique a manifestement échoué dans la lutte contre la montée des violences. Les nombreux rapports sur les prisons et le fonctionnement du système pénitentiaire insistent sur les conséquences désastreuses de la situation dans les prisons pour les détenus comme pour les personnels qui y travaillent. Ils sont parfois entendus, mais ils sont rarement suivis d'effet.

Les conséquences des actes délictueux et surtout criminels sont, pour les personnes qui en sont victimes, douloureux et parfois irréparables. L'Etat doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider et accompagner les personnes auxquelles un tort a été fait. Mais il ne doit pas céder à une logique de vengeance: les souffrances et la perte de leur dignité infligées aux condamnés ne peuvent en aucun cas compenser la douleur des victimes.

Nous avons trop longtemps laissé dériver nos prisons d'une manière inhumaine et irresponsable. Il faut, pour renverser cette tendance, une réforme fondamentale. C’est pour cela que je veux, rapidement, faire adopter une loi pénitentiaire qui rappellera que la privation de liberté est une sanction grave, lourde de conséquences pour celui qui la subit et pour sa famille, qui doit donc être prononcée avec mesure.

Au travers des dix engagements qu'ils soumettent aux candidats à l'élection présidentielle, les Etats généraux de la condition pénitentiaire posent, à mes yeux, les bases d'une telle réforme.

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"Réforme du statut pénal du Chef de l'Etat" ce que dit Ségolène ROYAL

"Cette réforme va dans le bon sens. Il était temps de faire une première étape de modernisation de nos institutions"

"La réforme qui prévoit la responsabilité pénale du chef de l'Etat va dans le bon sens. Il était temps de faire une première étape de modernisation de nos institutions", a indiqué Ségolène Royal. Le débat sur ce projet de loi constitutionnel a lieu en ce moment à l'Assemblée Nationale.

"Cette réforme, nous la voterons, parce qu'il est normal que le chef de l'Etat soit à la fois protégé dans la dignité de ses fonctions et en même temps responsable devant la loi comme tous les citoyens.

Elle vient un peu tard, mais ce n'est pas une raison pour ne pas la voter.

Il faudra bien sûr engager bien d'autres étapes et en particulier le renforcement des pouvoirs de contrôle du Parlement, la démocratie participative, la démocratie sociale.

La République doit être modernisée et changée en profondeur, une nouvelle République doit être faite avec les Français. Il faudra engager un débat majeur sur la modernisation de nos institutions parce que les Français ont envie d'être plus étroitement associés aux décisions qui les concernent, ont envie d'une moralisation de la vie politique.

Cette nouvelle République à construire avec les gens restera à faire et c'est ce que je ferai si je suis élue".

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Reportage occupation CIC

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Le camp Royal précise sa position sur les PV

Le porte-parole du parti socialiste, Julien Dray, a confirmé que la gauche ferait bien voter une loi d’amnistie en cas de victoire, mais qu’elle serait basée sur les principes et pas sur les quantum de peines, et exclurait les violences routières.

Amnistie, oui, mais limitée. Invité de RTL jeudi matin, le porte-parole du PS, Julien Dray, a précisé la position de son parti sur la question de l’amnistie présidentielle, tradition française. S’il remporte l’élection, le PS sacrifiera à la coutume, a confirmé Julien Dray. Mais la loi d’amnistie fera voter sera fondée «sur des principes et non pas sur des quantum de peines».

Jusqu’ici, la loi amnistiait les délits en fonction de la durée de la peine (moins de trois mois de prison, par exemple). «Résultat, on a amnistié des choses extrêmement graves notamment sur les attouchements sexuels», déplore Julien Dray. Le PS propose donc de déterminer à l’avance quels types de délits seront amnistiés ou non.

Et le PS est catégorique : « concernant la violence routière, il n'y aura aucune amnistie». Julien Dray précise même que certaines infractions de stationnement relèvent de la violence routière. Concrètement, une amende pour non-paiement de stationnement sera amnistiée, une autre pour stationnement gênant (sur un passage piéton, par exemple), non.

Le PS rejoint donc le camp des pro-amnistie, aux côtés d’Olivier Besançenot, Marie-George Buffet ou Jean-Marie Le Pen. Interrogés par le magazine Auto-Plus, ces derniers se sont déclarés favorables à une loi. En revanche, Nicolas Sarkozy se dit opposé à la tradition de l’amnistie, qui «relève d’une époque révolue», selon lui.

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Crise du logement: les solutions existent, la volonté manque par Grégory GOBRON

Alors que s’accumulent les dossiers de ménages en attente d’un logement en HLM (1,3 millions dont 360.000 en région parisienne) et que la pression foncière est telle qu’il semble aujourd’hui extrêmement difficile pour les communes de répondre aux attentes de nos concitoyens, tous les regards se tournent vers l’Etat pour répondre à l’urgence d’une situation extrêmement préoccupante nécessitant des engagements forts.

La France compte en effet 823.000 personnes hébergées chez des tiers, amis ou famille. A cela il faut ajouter celles et ceux qui, privés de domicile personnel, ont recours à des moyens précaires pour se trouver un toit ; 50.000 en chambre d’hôtel, 41.000 dans des habitats de fortune (cabanes, constructions provisoires,…), 355.000 ménages locataires ou sous locataires de meublés, 2,1 millions dans des logements dépourvus de confort de base (salle d’eau et WC) et souvent insalubres, 1 million de personnes vivant en situation de surpeuplement et bien sûr les quelques 100.000 sans domicile fixe.

Si le campement des enfants de Don Quichotte quai de Jemmapes et le squat du 24 rue de la Banque à Paris ont permis de placer la question du logement au centre de la précampagne présidentielle en se focalisant sur les sans abris, il est également urgent de se pencher sur le sort de toutes ces familles qui sont obligées de consacrer une part toujours plus importante de leur budget à leur logement. Cette situation difficile résultant de la pénurie d’offres touche en particulier les jeunes et ceux qui, du fait de l’instabilité du marché du travail, doivent déménager vers les centres urbains. N’hésitant plus à parler de " crise de société ", la Fondation Abbé Pierre soulignait dans son dernier rapport annuel que " la crise s’étend aujourd’hui aux classes moyennes, aux familles nombreuses, aux jeunes et aux travailleurs pauvres ".

Or depuis 2002, les Gouvernements successifs ont adopté deux lois sans qu’aucune d’entre elles ne permette d’enrailler la crise. Ni la loi Urbanisme et Habitat de 2003, ni la loi pourtant engagement national pour le logement n’auront permis de répondre à l’urgence de la situation. Les manœuvres législatives n’auront eu de cesse de tenter de contourner les mesures adoptées par la gauche et en particulier les 20% de logements sociaux. Le gouvernement a additionné les formules et les effets d’annonces. Les bonnes volontés affichées depuis 5 ans restent incantatoires faute d’un effort de construction de logements sociaux pour les ménages aux revenus modestes. Au lieu de cela, le Gouvernement a diminué le budget affecté au logement et à la politique de la ville et le plan Borloo n’a pas tenu ses promesses.

Pourtant des solutions efficaces existent pour répondre à la crise profonde et socialement inquiétante que traverse notre pays. C’est le sens des propositions formulées par Ségolène Royal lors de ses vœux. Notre candidate s’est dans un premier temps engagée à la construction de 120.000 logements sociaux nécessaires par l’intervention de l’Etat, partout où les dispositions de la loi SRU ne seraient pas respectées ainsi que la construction de logements adaptés à la situation des étudiants qui faute de moyens doivent cumuler études et emploi voir même renoncer à poursuivre leur cursus jusqu’à terme. Il faudra aussi surtaxer les logements inoccupés depuis plus de 2 ans et procéder à des " acquisitions réquisitions " contre les propriétaires qui ne jouent pas le jeu de la nécessaire solidarité nationale sur cette question. Elle a également proposé la mise en place d’un service public de la caution qui permettra d’assurer les impayés et ainsi d’éviter les expulsions. Enfin, et parce que la grande majorité des français y aspire, elle propose d’étendre les possibilités de prêts gratuits et de faciliter l’accession à la propriété des locataires.

Ségolène Royal nous montre que les solutions existent, et que c’est bien la volonté qui a manqué!

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Jeunes et logement

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"Voitures brûlées : M. Sarkozy n’est pas dans l’honnêteté" pour Arnaud Montebourg

 

Le porte-parole de la candidate socialiste Ségolène Royal Arnaud Montebourg a accusé mardi le ministère de l’Intérieur de ne pas "être dans l’honnêteté" dans sa communication sur le nombre des voitures incendiées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre.

"Nous observons cette année qu’il n’y a pas de légère décrue. Nous devrions terminer l’année à 40.000 voitures brûlées", a affirmé Arnaud Montebourg sur Europe-1. "Le ministère de l’Intérieur, pour s’en sortir, est en train d’inventer une astuce où il sort des statistiques les voitures qui ont été brûlées par propagation."

La place Beauvau a en effet annoncé lundi que 313 voitures ont été incendiées et que 84 autres ont été brûlées par propagation. L’année précédente, 425 voitures avaient été brûlées dans la nuit de la Saint-Sylvestre. "Le ministère de l’Intérieur n’est pas dans l’honnêteté par rapport au préjudice subi", a dénoncé le député de Saône-et-Loire.

Selon Arnaud Montebourg, cette question est "très importante" car "elle renvoie à la question du bilan" de Nicolas Sarkozy. "Nous sommes dans un état de violence latente qui ne cesse pas" et le ministre de l’Intérieur enregistre "des résultats qui sont catastrophiques", a-t-il estimé. "C’est tout à fait préoccupant car ce monsieur demande davantage de pouvoirs et nous voyons que ses résultats (sont) très mauvais".

Nicolas Sarkozy, qui inaugurait mardi matin le nouveau stand de tir du RAID (recherche, assistance, intervention, dissuasion) à Bièvres dans l’Essonne, s’est dit "désolé que le Parti socialiste trouve que ça ne soit pas bien que les choses se soient bien passées".

"Il n’y a pas de nouvelle méthode comptable", a répondu le ministre de l’Intérieur devant la presse. "On a fait exactement la même chose", a-t-il assuré. "Par souci de précision, on donne les chiffres des voitures brûlées et des voitures brûlées par propagation parce que ça n’est pas exactement la même chose".

"Il n’y a pas eu de problème dans les trains, les TER, les métros, il n’y a pas eu d’affrontement avec les bandes. Oui, ça a été une nuit calme. Chacun devrait s’en réjouir", a conclu M. Sarkozy.

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Ségolène ROYAL en Chine



















Les quatre thèmes majeurs de mon voyage en Chine sont le développement économique et les délocalisations ; l'environnement ; la situation des femmes ; les droits humains.

J'ai réaffirmé ces priorités, dès le premier jour de mon séjour à Pékin. Je parle avec franchise, sans donner de leçons mais sans cacher certains interrogations sur la Chine. Le responsable des relations internationales du parti communiste chinois, M . Zhang Zhijun nous a accueillis et a guidé notre délégation jusqu'à la résidence des hôtes de la Chine, puis jusqu'à la Grande Muraille.

"Qui ne connaît pas la grande Muraille n'est pas un brave".... Nous avons visité les chantiers de construction du stade (Bird Nest) et de la piscine olympiques. Nous avons ressenti la détermination des Chinois à être prêts pour l'ouverture des Jeux Olympiques, à l'été 2008. Les regards du monde seront tournés vers Pékin : la communauté internationale apprécierait que l'occasion des Jeux Olympiques soit propice à des avancées pour les libertés publiques, notamment pour les avocats et journalistes emprisonnés, mais aussi pour les droits des travailleurs chinois. Pour le monde, ce sera l'occasion de saluer le développement et le dynamisme économiques de la Chine mais aussi de l'inciter à faire confiance à son peuple.

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"Nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains. "



Ségolène Royal a présenté ses voeux aux Français et indiqué "les urgences auxquelles il faut s'attaquer" lors d'une conférence de presse au Parti Socialiste.

"Je vous souhaite du fond du cœur une bonne et heureuse année 2007, pour vos projets, vos espoirs et aussi beaucoup de bonheur avec vos proches. Mais aussi la capacité à surmonter les épreuves de la vie et à repartir du bon pied.

2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.

Une campagne présidentielle est un moment unique et précieux pour modifier l’image d’un pays et lui redonner de l’énergie, pour retrouver les bases qui nous font tenir et avancer ensemble.

Aujourd’hui, je veux affirmer devant vous, en ce début d’année, les urgences auxquelles il faut s’attaquer avec l’autorité que détient la puissance publique et qui doit toujours agir au nom du peuple français.

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2007, pour plus de justice, de solidarité et de fraternité



cher(e)s camarades, cher(e)s,

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2007!!

Plein de belles choses pour cette nouvelle année. J'espère que tous vos projets se concrétiseront sur tous les plans.

Naturellement, je nous souhaite une belle route pour cette aventure commencée il y a quelques mois. En espèrant qu'elle verra un réel changement pour plus de justice, de solidarité et de fraternité dans ce monde.

Je vous souhaite une belle campagne, soyons tous unis pour construire ensemble notre avenir pour un Socialisme rénové!!!

Amitiés,

Flora Labourier
Animatrice nationale des JSR

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"Du bon usage politique de l’incivisme de Johnny" par Arnaud Montebourg, dans Libération du 2 janvier 2007


Bien sûr que l’indignation était nécessaire. Comment accepter qu’un artiste aussi incontestable que Johnny Hallyday exerce un chantage aussi contesté sur les choix redistributifs du législateur, en annonçant qu’il reviendrait en France quand son ami Nicolas Sarkozy accéderait enfin au pouvoir pour supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune.

Sait-il qu’en refusant de payer son écot aux besoins de la maison France, qui l’a élevé et chéri, il injurie tous les autres citoyens qui participent avec conscience au financement de l’intérêt général et qui paient leurs impôts sans sourciller et n’ont pas le loisir d’aller s’ennuyer à Gstaad six mois par an ?

Il méprise aussi ceux qui n’ont pas d’autre choix que de payer les taxes qu’on réserve, et particulièrement ses amis de droite qui nous gouvernent, aux plus pauvres parce que ceux-là sont plus nombreux.

Cet incivisme est d’autant plus grossier que son auteur sait parfaitement demander et obtenir que ses spectacles itinérants soient subventionnés par les collectivités locales où il s’arrête : pour rendre accessible le prix de la place, les contribuables locaux paient, et Johnny encaisse les bénéfices qu’il veut maintenant faire échapper à la juste contribution de l’impôt. Avant de partir à Gstaad, Johnny devrait rembourser les caisses publiques pour, qu’avant sa fuite, il ait au moins désintéressé les contribuables qu’il prétend défendre.

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